Dimanche 17 Mai 2020

PAROLES DE RECONFORT ET D’ESPERANCE

 

Bien le bonjour à vous !

Depuis le début du confinement, nous avons souvent entendu que le monde « d’après » ne serait pas le même que celui d’avant le coronavirus. C’est vrai, nous avons été obligés de rester chez nous et d’adopter une nouvelle façon de vivre. Seuls à la maison, la solitude a été plus difficile à vivre. En famille, nous avons redécouvert le bonheur d’être ensemble durant plusieurs semaines. Nous avons goûté le calme et entendu respirer la nature dépolluée… les oiseaux chanter ! Nous nous sommes préoccupés des autres : voisins, malades. Mais des familles n’ont pas bien vécu toutes ces semaines, du fait de la précarité, la maladie, le deuil sans un « au revoir »

 

Depuis lundi, nous avons eu le sentiment d’être libérés mais peut-être déconcertés ! N’avons-nous pas constaté une certaine effervescence dans les déplacements et la reprise des activités ? Nous n’étions déjà plus habitués ! Pourtant, La réalité s’impose : que le travail reparte et que les salaires rentrent. Et toutes les autres personnes qui n’ont plus de travail ?

 

Finalement, avons-nous pris conscience qu’il est possible de vivre, de consommer, de se rencontrer, de faire Eglise, AUTREMENT ? Pas si simple !

L’Eucharistie avec la communauté, nous manque. Mais nous pouvons vivre une communion spirituelle en disant au Seigneur : « je ne peux te recevoir, mais je désire ardemment être en communion avec toi : viens habiter mon cœur, mon esprit, tout mon être. »

Les prêtres célèbrent la messe chaque jour. Nous pouvons demander une ou plusieurs intentions de messe, en téléphonant aux abbés Gérard, Henri-Claude ou moi-même. C’est une manière de vivre en communion les uns avec les autres et de soutenir aussi votre Paroisse.  

 

 

6è DIMANCHE DE PÂQUES – A           17 MAI 2020

Evangile de St Jean 14,15-21

Depuis le dimanche de la résurrection, le livre des Actes des Apôtres nous montre un réel dynamisme des premières communautés chrétiennes, suscitées par l’Esprit, fondées par les disciples, devenus des apôtres enthousiastes. Jésus les a préparés longuement à son départ vers le Père. Depuis plusieurs semaines, nous relisons ce beau chapitre 14 de l’Evangile de Jean et nous méditons les paroles d’adieu de Jésus, au cours du dernier repas pascal. Il les encourage à garder avec lui, une relation de confiance et d’amour : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. »

Les paroles du ressuscité nous rejoignent aujourd’hui et nous stimulent à garder aussi un lien fort avec lui. « Si vous m’aimez… » c’est-à-dire le regarder et l’écouter ; nous laisser guider par ce qu’Il nous dit de lui et de son Père, pour essayer d’ajuster à lui notre manière de vivre et nos choix, dans la complexité de la vie actuelle et du déconfinement !

« Je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous. »

Jésus nous le redit : nous ne sommes pas orphelins ! Nous ne sommes pas abandonnés. L’Esprit d’amour du Père qui est en Jésus, nous a aussi été donné, pour que nous soyons la présence du Christ dans notre monde tel qu’il est. Ce monde qui « ne le voit pas et ne le connait pas » disait Jésus aux disciples. C’est encore vrai aujourd’hui.

Notre monde a besoin de témoins qui annoncent le Christ ressuscité, en osant, comme au temps des apôtres, un mode de vie plus humain, plus fraternel et plus solidaire. Beaucoup le vivent déjà. Bien-aimés, écrit l’apôtre Pierre dans la 1ère lecture : « Témoignez de l’espérance qui est en vous… avec douceur et respect. »                                          

                                                                                                        Abbé André                   

Article publié par Thérèse Labalette • Publié le Vendredi 15 mai 2020 - 16h12 • 43 visites

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