Clochers
Saint-Hilaire-lez-Cambrai
Saint-Hilaire se trouve à vol d'oiseau à 12,4 km à l'est de Cambrai, à 6,8 km au nord de Caudry et à 21,1 km au sud de Valenciennes. La capitale régionale, Lille, est à 55,9 km.

Le territoire offre un aspect très légèrement vallonné.

Saint-Hilaire se trouve à vol d'oiseau à 12,4 km à l'est de Cambrai, à 6,8 km au nord de Caudry et à 21,1 km au sud de Valenciennes. La capitale régionale, Lille, est à 55,9 km.

 

Communes limitrophes Communes limitrophes  

Le territoire offre un aspect très légèrement vallonné. Le village est au centre des terres, sur une pente descendant d'ouest en est vers l'Erclin, un petit affluent de rive droite de l'Escaut. Le riot Collet, aujourd'hui ordinairement à sec, descend au sud du village vers l'Erclin.

 

Toponymie

Un Hilaire étant le saint protecteur du village, celui-ci a pris son nom. On le trouve mentionné sous les noms de Sanctus Hilarius du XIe au XIIIe siècle, Saint-Lare en 1293, Saint-Hilaire en 1309. Durant la Révolution, la commune porte le nom de Bon-Air. En 1894, la terminaison lez-Cambrai est ajoutée au nom de Saint-Hilaire, la même année où la commune homonyme de l'Avesnois devient Saint-Hilaire-sur-Helpe.

Histoire

Moyen Âge

En 1064, lors de la fondation de l'abbaye de Saint-Sépulcre à Cambrai, l'évêque-comte du Cambrésis la dote de « la villa de Saint-Hilaire, avec l'église et l'autel ». C'est la première mention écrite du village.

 

À cette date il y a depuis un certain temps, à Saint-Hilaire, une famille noble qui tient son fief de la maison de Crèvecœur. Sa ferme seigneuriale se situe sur le rang sud de la future grand place, avec des terres attenantes en direction de Quiévy, alors que la ferme de l'abbaye se situe à une centaine de mètres, près de l'église, avec des terres attenantes en direction du nord-ouest.

 

L'abbaye revendique la seigneurie du lieu. Elle vaincra les oppositions au prix de pressions et de procédures. En 1319, les Saint-Hilaire qui avaient gardé la mairie héréditaire, la lui cèdent. Les biens des branches cadettes se morcellent au fur et à mesure qu'elles se ramifient. Au milieu du XIVe siècle, Robert de Saint-Hilaire perd le fief principal, faute d'honorer une dette qu'il avait garantie sur sa seigneurie. Dès lors la seule seigneurie notable des Saint-Hilaire s'exerce sur la moitié des anciennes terres de Robert ; le seigneur en est son parent qui tenait ce fief de lui, et qui le tient désormais du chapitre de la cathédrale de Cambrai. À la fin du XVe siècle, l'héritier de cette seigneurie imite les nombreux Saint-Hilaire qui avaient émigré au cours du Moyen Âge, et, avec lui, le nom de la famille disparaît au village. Le fief devient la propriété de plusieurs familles successives jusqu'à la Révolution. L'une d'entre elles lui vaut le nom de « fief de Bogny ». Aux XVIe et XVIIe siècles, l'abbaye engage des procédures contre les seigneurs de Bogny qui contestent sa seigneurie sur les abords de leur ferme-manoir. L'abbaye a aussi plusieurs fois à lutter avec une autre abbaye de Cambrai, l'abbaye Saint-Aubert, pour faire prévaloir ses droits ou sa seigneurie sur certaines terres ou certaines maisons du village. Peu avant la Révolution, elle engage aussi une procédure contre la communauté qui se montrait contestataire. Ce sont les bans de l'abbé qui ont régi la vie communautaire jusqu'à la Révolution, et c'est sa justice qui s'est exercée.

 

Dépendant de la ville épiscopale de Cambrai, Saint-Hilaire a longtemps vécu du travail de la batiste (notamment pour fabriquer des mouchoirs), appelé la mulquinerie. Les habitants avaient souvent une double occupation : l'agriculture et le tissage. Les mulquiniers possédaient leurs métiers à tisser dans leurs caves (conditions idéales pour la batiste). Il s'agit d'un exemple intéressant de la proto-industrie rurale, orientée sur des produits de luxe à forte valeur ajoutée.

 

Époque contemporaine

Monument aux morts.

 

À la Révolution, les biens d'église étaient progressivement devenus considérables, atteignant à peu près la moitié du terroir. À ceux de l'abbaye de Saint-Sépulcre, s'ajoutaient ceux de l'abbaye Saint-Aubert, du chapitre de la cathédrale de Cambrai, de l'église de Saint-Hilaire et des pauvres. Pratiquement tous, ainsi que les biens de Bogny disparurent morcelés en biens nationaux. Pendant la Révolution, le village vécut des heures difficiles lors du passage des Autrichiens en 1794. Après l'Empire, il connut l'occupation russe.

 

À la fin du XIXe siècle, on démolit l'ancienne église fortifiée qui menaçait ruine. On rebâtit la nouvelle à la même place mais orientée en sens inverse.

Le 25 août 1914, des combats eurent lieu dans l'agglomération : une unité de la cavalerie Von der Marwitz massacra une compagnie de territoriaux sarthois qui reculait depuis Valenciennes. Les Allemands y perdirent aussi de nombreux hommes, dont l'aristocrate Alfred zu Dohna. Le village fut occupé pendant la Grande Guerre ; le 2 octobre 1918, sa population dut évacuer vers le nord-est. Cette évacuation fit de nombreuses victimes, la plupart à cause de l'épidémie de grippe espagnole. Pendant ce temps, le village fut repris par les Scots Guards le 10 octobre 1918.

En 1939-1940, le 6e cuirassiers cantonna longuement au village, nouant des liens durables avec la population.

 

Politique et administration

La mairie

La mairie

Administration municipale

La commune comptant entre 1 500 habitants et 2 500 habitants en 2008, le nombre de conseillers municipaux est de 19. Depuis 2014, le maire est Maurice Defaux. Saint-Hilaire est membre de la Communauté de communes du Caudrésis-Catésis, qui comprend 46 communes et 65 874 habitants en 2014.

 


Eglise Saint-Hilaire 18ème.

- le centenaire de l'Eglise 1889/1989

St-Hilaire Centenaire de l'eglise 1989 page1 St-Hilaire Centenaire de l'eglise 1989 page1  

St-Hilaire Centenaire de l'eglise 1989 page2 St-Hilaire Centenaire de l'eglise 1989 page2  

- vue intérieure / la nef

 

St-Hilaire la nef et le choeur St-Hilaire la nef et le choeur  

- croquis au fusain de l'ancienne église démolie en 1888 pour cause de menace d'effondrement. Ce dessin a été fait en 1938 Monsieur André Aublin d'après des documents de l'époque. 

 

St-Hilaire Clocher ancienne eglise St-Hilaire Clocher ancienne eglise  

Publié le Mardi 17 mai 2005 • 9698 visites

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