1er DIMANCHE DE L'AVENT - B 29 NOVEMBRE

"VEILLEZ" EVANGILE DE MARC, 13, 33-37

 

Rarement les lectures du jour ne montrent mieux que ce à quoi nous nous préparons durant l’Avent, à savoir Noël, est autant un début qu’une fin. La première lecture, d’Isaïe, exprime toute l’espérance d’Israël, tendue vers une fin : l’ouverture du ciel et l’intervention de Dieu dans notre histoire, pour une recréation de son peuple abîmé par le péché. On sait que cette ouverture du ciel aura lieu au baptême de Jésus. De son côté, Jésus dans l’évangile, nous prépare à son retour à la fin des temps, dont personne ne connaît la date ni les modalités. C’est le sens de l’Avent : une fête de la « fin » du monde, entendez du sens de l’histoire, une fête de l’espérance. L’Avent nous dit vers quoi nous allons, où va notre monde, le sens de notre vie et de l’histoire humaine. Là où les esprits chagrins voudraient penser que le monde va vers sa perte, vers une catastrophe finale, au moins une dégradation inéluctable (« C’était mieux avant ! »), la foi nous dit que c’est Dieu qui conduit le monde et que ce Dieu aimant veut sauver ce monde. C’est ce que l’évangile appelle le Royaume de Dieu. Et ce même évangile nous révèle que cette fin est déjà commencée. Jésus l’a annoncée, il l’a inaugurée en guérissant les malades et ressuscitant des morts, il y a même laissé sa vie. Mais elle reste encore à accomplir, parce que ce Royaume ne se passera pas au ciel, mais il se passe dès maintenant sur la terre. L’espérance chrétienne n’est pas d’aller au ciel, mais de « faire la volonté de notre Père sur la terre comme au ciel ». C’est pour cela qu’il faut veiller. Ce qui ne veut pas dire attendre passivement, mais, comme nous le dit l’évangile, « faire le travail qu’il nous a fixé », jusqu’à son retour.

                                                                   Dominique Maerten, diacre

Article publié par Thérèse Labalette • Publié le Mercredi 02 décembre 2020 - 09h36 • 184 visites

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